
Dans une semaine les vacances ! Me tarde, besoin de repos, j’ai la crève depuis une semaine, on a encore pas mal fait la fête et on taffe comme des malades pour la préparation de notre nouveau site web. Hier soir encore couché à 5h du mat et aujourd’hui j’ai eu du mal à quitter le canapé,
Mais cette après-midi télé s’est avérée très riche : j’ai pleuré devant un doc sur les enlèvements en Colombie, découverte un morceaux magnifique ( White Simone « The beep beep song » ) via la jolie pub pour l ‘Audi R8…,Et puis en fin de journée je suis tombée sur un reportage traitant de la truffe noire du Qercy sur Arte. C’était filmé dans le village où j’ai grandi, ils suivaient un couple de vieux que je connais, elle on la voyait chercher les truffes avec son cochon et préparer les plats typique du Sud-ouest, c’était très joliment filmé et elle et son mari étaient adorables ! En tous cas ça m’a donné faim J
Comme chaque lendemain de cuite je me sens pitoyablement grosse, moche et sans intérêt. C’est même assez horrible à quel point mon image physique me rend de plus en plus mal. Chaque fois que je me retrouve devant un miroir j’ai l’impression de voir un homme ! C’est pas anodin cette image je le sais, je me trouve totalement dépourvu de féminité et ça me revient régulièrement de faire l’état des lieux de mes choix vestimentaires et de ma coupe de cheveux. Ici pourtant, pas de regards moqueurs, pas de réflexions blessantes, rien qui te rappelle sans arrêt que tu ne fais pas parti de la norme comme en France, mais quand même, j’ai besoin de personne pour me flageller !
Plus que jamais je serais prête à tout quitter pour une vie de recluse en pleine campagne, tout ce qu’il me faudrait c’est un cheval, un chien, un chat et internet ! Marre de devoir lutter chaque jour pour supporter mes angoisses, mon image, ma honte, mon boulot, mes déceptions , mes galères de tunes…J’ai plus envie de tout ça, ça m’écoeure, ça me répugne, je veux une autre vie. Une vie où je ne serais pas tentée par l’alcool et les beuveries, où je ne serais pas obligée de faire attention à tout, de me méfier des autres, où je n’aurais plus personne à aimer pour ne pas être déçue ou malheureuse, une vie où je me recentrerais sur les choses essentielles.
Mais je n’ai rien pour la construire cette autre vie.
